Résilience et défis

Le programme :

Conférence débat sur les femmes entrepreneures

  1. L’introduction (début de la table ronde /(Animatrice/modératrice)) : 5 minutes
  • (i) Présentation du thème du thème, des noms des intervenantes et des expertes,
  • (ii) Rappel des enjeux.
  1. Le déroulé proprement dit de la table ronde :
  • (i) Une courte présentation par les intervenantes, puis les expert(e)s (à tour de rôle) : qui elles sont, leurs domaines d’expertise : 12 minutes (1,5 minutes),
  • (ii) Un support vidéo (retraçant le parcours d’entrepreneur(e) et les défis/blocages dans ce secteur): 5 min,
  • (iii) Un témoignage(en lien avec le parcours des intervenantes, les succès, les défis) : 15 minutes (3 minutes chacune),
  • (iv) Un avis d’expert(e)s: L’entreprenariat des femmes, partage d’expérience par des actrices des organisations accompagnatrices (Kodiko/Camille/Singa) : 9 minutes (3 minutes chacun(e)s,
  • (v) L’échange avec des participants: 15 minutes,
  • (vi) Le mot de la fin par chaque intervenante, en une phrase (si elles avaient une devise/adage à partager dans ce domaine de l’entreprenariat féminin) : leur motto en un seul mot : 5 minutes (1 minute chacune).

Sep 24, 2021

Résilience-et-défis

Résumé de l’événement

La table ronde sur « les femmes entrepreneures, résilience et défis » tenue le 16 juin 2021 a connu la participation de 5 femmes entrepreneures, originaires de milieux professionnels et sociaux diversifiés, et oeuvrant dans des secteurs variés, tel que les médias, la mode, les expériences interculturelles, ou encore l’agrégation et la visualisation des données dans l’immobilier. L’objectif de cette conférence débat était notamment de mettre en lumière le profil de femmes entrepreneures, toute âge confondue, pour leur permettre de partager leur quotidien d’entrepreneure, leur parcours, et afin d’inspirer d’autres femmes.

Les discussions ont porté sur les défis rencontrés par ces femmes entrepreneures, les succès, les belles rencontres, leur vision de l’avenir, et les avis et les interventions des deux invités experts membres des deux organisations qui ont pris part à l’activité. Un échange avec des participants, en présentiel et en ligne, a également ponctué l’événement.

Les 5 femmes entrepreneures sont :

  1. Anne-Jennifer Chicou (OHMBOA),
  2. Sanaa Roukia (33 carats),
  3. N’Geur SARR (Gatemeri-Un podcast),
  4. Binta Gamassa (Lokimo),
  5. Nina Gheddar (Rédactrice en Chef – Gitti News)

Les deux autres intervenants qui ont aussi pris part à la table ronde sont Cécile Pierrat, co-fondatrice et présidente de Kodiko, et Farhad Ataee, chargé de l’incubateur Singa. L’organisation Singa intervient dans l’accompagnement des femmes entrepreneures. Kodiko met en relation des femmes avec un statut de réfugié avec des entreprises dans le cadre de la recherche d’un travail.

Les problématiques et les situations relevées par les intervenants lors de la conférence débat sont notamment les suivantes :

Les réalités et les situations :

  • Les femmes entrepreneures sont des modèles pour d’autres femmes,
  • Les femmes entreprennent de plus en plus tôt, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années,
  • L’existence de blocages sociaux culturels pour un certain nombre de femmes qui hésitent de se lancer dans l’entreprenariat,
  • Un besoin que les codes changent, la jeune femme ne veut plus tout porter sur ses épaules,
  • L’auto censure par les femmes elles-mêmes.

Les recommandations issues de la conférence débat :

A l’endroit des femmes entrepreneures, et celles en devenir :

  • Se focaliser/faire un choix d’un domaine d’intervention pour entreprendre,
  • Faire preuve de créativité et de résilience,
  • Mettre à l’avant l’entreprenariat social,
  • Combattre le syndrome de l’imposteur : le doute permanent des femmes qui ne se sentent pas à l’aise dans le statut d’entrepreneure,
  • Le besoin de définir la notion du succès,
  • Le besoin d’apprendre à faire la part des choses, suite au syndrome de l’imposteur.

A l’endroit des acteurs politiques et des autres acteurs :

  • Un appel aux acteurs politiques et autres acteurs : s’investir, aller chercher des femmes entrepreneures qui n’osent pas démarrer l’aventure,
  • Mettre à l’avant l’entreprenariat social,
  • Sur le plan de la représentation : prendre en compte des femmes entrepreneures au niveau du débat public,
  • Œuvrer à ce qu’il y ait plus de femmes à des postes de direction,
  • Oeuvrer pour l’amélioration des dispositifs pour le bien-être des femmes entrepreneures et de leurs familles,
  • La nécessité de plus de collaboration et d’une synergie entre les acteurs impliqués dans l’entreprenariat des femmes,
  • L’amélioration des politiques publiques en la matière.

Les projections pour le futur

Dans le cadre du débat sur l’entreprenariat des femmes, Sociétés et Prospectives organiserai, entre autres, et en collaboration avec des partenaires intervenant dans ce secteur, une activité similaire, à l’endroit des femmes entrepreneures, du public, et des acteurs et des organisations oeuvrant dans l’accompagnement des femmes entrepreneures

Vous trouverez, ci-dessous, le lien de l’affiche de la conférence débat.

https://www.canva.com/design/DAEgB1yzsMk/eSoyW7zvClOlhIJDVvoUtA/view?utm_content=DAEgB1yzsMk&utm_campaign=designshare&utm_medium=link&utm_source=publishsharelink

Anne Jennifer Chicou

Anne Jennifer Chicou a grandi à Ivry-sur-Seine, dans la région parisienne, dans un environnement multiculturel. Pour elle, et dès son plus jeune âge, elle considère que la diversité est une véritable richesse. La jeune femme a un parcours atypique, qui ne la prédestinait pas à l’entrepreneuriat. Après un bac scientifique, elle intègre la prépa littéraire hypokhâgne, puis décide de changer de cursus. Elle entre à l’école de commerce Toulouse Business School, et obtient un Master spécialisé en marketing digital. Pendant trois ans, Anne Jennifer travaille dans le secteur du marketing et de la communication digitale avant de tout quitter pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Nina Gheddar

Nina Gheddar est journaliste web et presse écrite, avec une spécialisation en data, depuis six ans. En 2018, elle co-fonde le média indépendant en ligne Guiti News, dont elle assure la rédaction en chef. Le média entend infléchir le récit sur la migration et fait collaborer, en binôme, des journalistes en exil dans l’Hexagone (venant du Tchad, du Liban, de Syrie, d’Haïti etc.) et des reporters français. A son échelle, le journal entend ainsi lutter contre le déclassement socio-professionnel des journalistes exilés. Guiti News porte également une activité de sensibilisation, via ses ateliers d’éducation aux médias dans les établissements scolaires. 

N’Geur Sarr

Après 6 ans à développer et lancer des filiales pour un grand groupe média dans 11 pays africains, N’Geur fait un burn out à la veille de ses 30 ans. Cette traversée du désert, comme elle l’appelle, la conduit à fonder Gatemeri, une plateforme qui connecte et révèle les talents à travers un podcast d’inspiration et un parcours pluridisciplinaire de curiosité et d’éveil pour incarner son leadership personnel. 

Binta Gamassa

Binta Gamassa possède un diplôme d’Ingénieur, spécialité Intelligence artificielle et Data Science. En 2019, elle co-fonde Lokimo, un outil qui analyse et centralise des millions de données à l’aide de l’intelligence artificielle. Lokimo aide les professionnels à repérer rapidement des zones à haut potentiel. Binta Gamassa exerce aussi l’activité de développeuse indépendante.

Sanaa Roukia

Après des études en communication, Sanaa a travaillé en Grande Bretagne. Elle participe à des projets lancés par des entrepreneurs dans l’art et la musique, et décide à son tour de se lancer dans l’entreprenariat. Elle fonde 33 Carats, média indépendant bilingue hip hop. Elle devient ainsi fondatrice, éditrice et rédactrice en chef de ce média, et de l’agence de brand content La Zinerie, à destination des artistes. La Zinerie produit des podcasts, et a comme autre specialité, la création de sites…). Son défi : faire connaître et mettre en avant le premier « magazine book » sur la culture hip hop.  En 2020, 33 Carats est publié en version papier et est distribué à Paris (Palais de Tokyo, 0fr, Scred Boutique…) à Lyon et à Marseille.

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